mardi 15 janvier 2013

Traoré, aigle prudent et polyvalent

Publier par Jeancy Lela

Traoré, aigle prudent et polyvalent


Traoré, aigle prudent et polyvalent
© AFP
Alors que la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF se profile à l'horizon, le Mali pointe actuellement au troisième rang de la hiérarchie africaine. En dépit de ce classement flatteur, les Aigles savent que rien n'est acquis d'avance, surtout quand les prochains adversaires sont  le Ghana, le Niger et la RD Congo.
"Tout le monde connaît la valeur du Ghana", rappelle le Niçois Mahamane Traoré au micro de FIFA.com. "Les Black Stars nous ont battus l'année dernière, puis nous avons pris notre revanche dans le match pour la troisième place. Les deux équipes se connaissent très bien. Si nous voulons terminer à la première place, nous aurons tout intérêt à les battre. J'entends parfois dire que nous n'aurons aucun mal à battre le Niger et la RD Congo. Ce serait une erreur de le penser. Il faut se garder des excès de confiance."
Traore a débuté sa carrière au Cercle Olympique de Bamako, avant de rejoindre Nice en 2005, à 17 ans. Initialement convoqué pour la CAN 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale, Traoré avait été contraint de déclarer forfait en raison d'une blessure. "C'est malheureux mais l'équipe s'en est très bien sortie", juge-t-il. "Cette troisième place constitue un très bon résultat. Nous aurions même pu faire encore mieux. Nous avons perdu en demi-finale contre la Côte d'Ivoire sur un but très évitable."  
À l'époque, les Aigles pouvaient compter sur les conseils et l'expérience d'Alain Giresse pour signer leur meilleure performance depuis quatre décennies. Depuis, le Français a cédé sa place à son compatriote Patrice Carton, ancien entraîneur de Dijon. "Nous travaillons dans la continuité", estime le milieu de terrain. "La dernière CAN a eu lieu il y a dix mois. Les joueurs n'ont pas changé. Chaque entraîneur a ses méthodes, mais les joueurs doivent s'adapter et être capable d'appliquer différents systèmes. Nous avons disputé notre dernier match en 4-4-2. Giresse préférait utiliser un 4-2-3-1, avec Seydou Keita en meneur de jeu."
Reconversion réussie
Depuis l'arrivée de Claude Puel à Nice, Traoré s'est reconverti au poste de milieu défensif. "Quand je suis revenu de mon prêt à Metz, l'entraîneur m'a demandé de jouer plus bas sur le terrain", raconte l'ancien Grenat. "Dans un premier temps, j'ai pensé c'était une solution de dépannage. Ensuite, j'ai compris qu'il comptait m'installer à ce poste. Il m'a expliqué qu'il voulait me placer au cœur du jeu, afin d'exploiter au maximum ma vision. Je ne me suis pas posé de questions. Après tout, s'il me l'a proposé, c'est qu'il a dû y réfléchir avant."
L'international malien s'est parfaitement adapté aux exigences de son nouveau poste, au point d'inscrire le but de l'égalisation contre Bordeaux en septembre. Plus récemment, c'est lui qui a ouvert le score contre Nancy (2:1) début novembre. "Le fait que je marque prouve que je me sens bien. Je touche beaucoup de ballons mais cela ne m'empêche pas de me trouver devant le but et de marquer."
Il faut dire que Traoré a toujours été polyvalent, notamment en sélection. "En équipe nationale, je joue souvent sur l'aile gauche. Je peux aussi évoluer à droite ou en deuxième attaquant, derrière Cheick Diabaté, comme contre le Botswana. Maintenant, je prouve que je peux aussi jouer milieu défensif. C'est évidemment un avantage."  
Traore espère désormais profiter de la CAN 2013 en Afrique du Sud pour rendre le sourire à ses compatriotes, durement éprouvés par les troubles qui ont éclaté l'année dernière. "Je suis très inquiet pour mon pays", avoue le joueur de 24 ans. "Je me demande quand ces problèmes prendront fin. Autrefois, le Mali était un pays calme et tranquille. Nous espérons vite retrouver ce Mali que nous connaissons. Pendant la CAN, nous allons tout faire pour apporter un peu de paix et d'unité à nos concitoyens."

Le Roy, rassembler pour mieux régner

Publier Par Jeancy Lela

Le Roy, rassembler pour mieux régner


Claude Le Roy fait partie des sélectionneurs de légende dans le football africain. En janvier 2013, il vivra sa septième Coupe d'Afrique des Nations de la CAF aux commandes d’une équipe nationale. Pour son deuxième mandat à la tête de la République Démocratique du Congo, le Français est parvenu à insuffler un espoir nouveau à son équipe.
Un temps considérée comme une place forte du football continental, la République Démocratique du Congo a manqué les trois dernières éditions de l’épreuve. Cependant, depuis qu’il a pris ses fonctions en septembre 2011, Le Roy est parvenu à donner une nouvelle dynamique aux Léopards. L’ancien entraîneur de Strasbourg est convaincu que son équipe affichera un visage compétitif lors de la phase finale, programmée du 19 janvier au 10 février.
"Jusqu’ici, tout se passe bien", répond l'intéressé au micro de FIFA.com quand on l’interroge sur la préparation. "Nous faisons un stage en Afrique du Sud avec les joueurs évoluant au pays. Cela va nous permettre d'évaluer les conditions, de visiter les installations et d'autres choses dans ce genre. Notre dernier rassemblement aura lieu à Oman."
Les Européens en renfort
Les prédécesseurs de Le Roy ont éprouvé les pires difficultés à convaincre les Congolais évoluant chez les professionnels à l’étranger de rejoindre l’équipe nationale. Pour l'instant, le Sorcier blanc ne rencontre pas ce problème, bien au contraire. "Quand je suis arrivé, j’ai découvert que de nombreux joueurs avaient déclaré qu'ils ne voulaient plus jouer en sélection. Mais ce n’est plus le cas maintenant et des garçons comme Youssouf Mulumbu (West Bromwich Albion), Bedi Mbenza (Anderlecht), Cédric Makiadi (Fribourg) ou Cédric Mongongu (Evian) se sont réengagés. Maintenant, tout le monde veut jouer. Mieux encore, ils s'encouragent mutuellement à rejoindre l'équipe nationale, ce qui fait que nous avons des joueurs fantastiques à disposition."

Malgré tout, Le Roy annonce qu’il emmènera également des joueurs du cru en Afrique du Sud. "Je dois garder un bon équilibre entre les joueurs du championnat local et les pros. Les joueurs restés au pays apportent une touche rafraîchissante à la sélection, ils représentent une source d’inspiration pour l’équipe et pour le pays tout entier."

Le Breton, qui avait dirigé les Léopards entre 2004 et 2006, estime que des progrès ont été accomplis depuis son précédent mandat. "La fédération est un peu plus influente et elle est mieux organisée. Le gouvernement apporte également son aide. En Afrique, l’aide du gouvernement est nécessaire car sans elle, on ne peut pas faire grand-chose. On a besoin d’aide pour les stages, pour acheter des billets d’avion, pour payer les primes. Il ne s’agit pas de dépenser des fortunes, mais il faut être organisé, plus particulièrement quand on participe à une compétition comme la Coupe d’Afrique des Nations. Là-bas, tous les détails comptent et tout doit être prêt."
Les Congolais pourraient créer la surprise dans cette compétition, mais Le Roy ne veut rien entendre à ce sujet. "De grâce, de grâce, de grâce. Nous étions à la 129ème place du classement lorsque je suis arrivé et maintenant, nous venons à peine d’intégrer le top 100. Nous sommes dans le même groupe que le Ghana et le Mali. Si nous nous qualifions pour le deuxième tour, alors ce sera le début d’un rêve magnifique. Si vous cherchez des favoris et des outsiders, vous êtes au mauvais endroit", s’exclame Le Roy, quand on lui parle des chances de son équipe dans un Groupe B où l’on trouve également le Niger.

Un CV éloquent
Le technicien français va établir un record en participant à sa septième CAN. Il a également réalisé la prouesse d’atteindre au moins les quarts de finale avec chacune de ses équipes. Confronté à un nouveau défi, il est conscient qu'il n'aura pas la tâche facile pour rééditer cette performance. "Nous cherchons avant tout à être irréprochables en termes de comportement et de sportivité. Si nous remportons le trophée du fair-play, ce sera magnifique. Je veux que nous pratiquions un jeu intelligent sur le plan tactique et que nous donnions une belle image du pays. Nous allons évidemmment essayer d’accéder au deuxième tour."

Le Roy dit garder des souvenirs inoubliables de chacune de ses participations à l’épreuve reine du continent africain. "J’ai eu beaucoup de chance. J’ai remporté la Coupe d’Afrique des Nations avec le Cameroun et la Coupe du Golfe avec Oman. Partout où je suis passé, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à travailler avec les équipes nationales et c’est pour ça que l’on me demande toujours de revenir. J'ai eu beaucoup de chance de remporter tous ces trophées et de diriger tous ces bons joueurs. Mais quoi qu’il arrive, les victoires reviennent toujours aux joueurs et les défaites aux entraîneurs."

Réputé pour son engagement social, Le Roy espère que le football contribuera à apaiser la RD Congo, où les combats qui font rage à l’est du pays ont fait de nombreuses victimes. "Beaucoup de joueurs sont inquiets, la guerre dure depuis trop longtemps. Ce pays a tellement de potentiel dans le football et dans bien d’autres domaines. Si le calme revenait, il pourrait devenir l’un des meilleurs pays où vivre. C’est important de faire une bonne prestation. Les joueurs sont les soldats du pays et ils doivent montrer qu’ils peuvent être unis."

Gyan, l'avenir pour effacer les souvenirs

Publier Par Jeancy Lela

Gyan, l'avenir pour effacer les souvenirs


Gyan, l'avenir pour effacer les souvenirs
© AFP
L'histoire d'Asamoah Gyan en équipe nationale a une saveur aigre-douce. Mais cela n'empêche pas l'attaquant du Ghana d'être optimiste quant aux chances de son équipe de décrocher une cinquième couronne continentale lors de la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF 2013 après leurs sacres en 1963, 1965, 1978 et 1982. Demi-finalistes lors des trois dernières éditions de l'épreuve, Gyan et ses coéquipiers vont tenter de conjurer ce qui commence à ressembler à un mauvais sort.

Avec cinq buts marqués en trois éditions disputées, Gyan affiche un maigre bilan en phase finale à l'heure d'aborder la CAN 2013 en Afrique du Sud. "Cela ne me perturbe pas, car ma moyenne de buts par match en équipe nationale est impressionnante", explique à FIFA.com celui qui a inscrit 28 buts en 60 sélections avec les Black Stars. "Il est naturel que les gens s'attendent à ce qu'un attaquant marque des buts, mais cela n'arrive pas à chaque fois. Parfois, il faut savoir mettre ses coéquipiers en position de marquer. Mon objectif est toujours d'aider l'équipe à décrocher la victoire."

À deux reprises, l'attaquant d'Al-Ain a annoncé une retraite internationale anticipée après avoir été critiqué la dernière fois au terme de la CAN 2012. Mais quatre mois plus tard, Gyan était de retour au sein d'un effectif dont il est aujourd'hui le capitaine.

À Port Elizabeth, le Ghana devra d'abord sortir d'un Groupe B dont les autres pensionnaires sont le Mali, la RD Congo et le Niger. Gyan estime que ce premier tour sera un excellent test avant d'affronter éventuellement les gros calibres du continent, à l'image de la Côte d'Ivoire, du Nigeria et de la Zambie, tenante du trophée. "À ce niveau, on ne peut sous-estimer aucune équipe", confie l'attaquant de 27 ans. "Les quatre formations du groupe sont candidates à la qualification. Nous avons joué contre le Mali en 2012 et nous avons vu de quoi ils étaient capables. Le Niger est moins réputé, mais n'en reste pas moins une équipe solide, toujours capable de créer la surprise."

Hantise et conseil à suivre
Avant de s'envoler pour l'Afrique du Sud, les Black Stars effectueront un stage à Abou Dabi, une ville où l'attaquant ghanéen est une véritable idole. Et pour cause : il défend les couleurs de l'équipe locale, Al Ain. Actuellement meilleur buteur du championnat, à une longueur de ses 22 buts inscrits la saison dernière, probablement la plus aboutie de sa carrière, c'est avec Al Ain en effet, lors du précédent exercice, qu'il a remporté le premier championnat de sa carrière ainsi que son premier titre de meilleur buteur.
La cerise sur le gâteau est arrivée lorsqu'on lui a confié le brassard de capitaine en sélection. Hélas, cette bonne nouvelle a été suivie, quelques jours plus tard, d'une très mauvaise : sa mère est décédée dans un accident de voiture. "2012 a été une année positive pour ma carrière, mais avec des bons moments et des moins bons", estime l'ancien buteur l'Udinese, de Rennes et de Sunderland. "Le décès de ma mère a été un gros coup pour moi. Mais je suis fort mentalement et appliqué dans ce que je fais."
L'Afrique du Sud est une autre source de souvenirs douloureux pour l'attaquant. Son penalty manqué dans les derniers instants du match contre l'Uruguay a coûté au Ghana une place historique en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™. Après un nouvel échec contre la Zambie, futur vainqueur de l'épreuve, en demi-finalesde la CAN 2012, Gyan a décidé de ne plus s'adonner à l'exercice. Cette saison, six de ses 21 buts avec Al Ain ont été inscrits des 11 mètres, mais ses deux tentatives ratées en équipe nationale continuent de le hanter. "Je ne tirerai plus de penalties pour le Ghana. Ma mère m'avait recommandé de ne plus le faire et comme elle n'est plus là, je dois respecter son conseil."

Saint-Etienne : Aubameyang ouvre la porte à son départ

Publier Par Jeancy Lela

Saint-Etienne : Aubameyang ouvre la porte à son départ











Pierre-Emerick Aubameyang est vraisemblablement en train de connaître sa dernière saison avec Saint-Etienne. Auteur d’une très bonne première partie d’exercice, l’international gabonais qui suscite la convoitise de nombreux clubs étrangers a clairement ouvert la porte à son départ. Suivi de près en Angleterre, où Newcastle et les Queens Park Rangers gardent un oeil sur lui, l’attaquant des Verts souhaite donner une nouvelle tournure à sa carrière en quittant la Ligue 1 au mercato d’été.
Deux saisons et puis s’en va pour Pierre-Emerick Aubameyang ? Meilleur buteur de Saint-Etienne la saison dernière et actuel meilleur artificier des Verts avec 8 réalisations, l’international gabonais vit sans doute ses derniers mois dans le Forez. Pour l’attaquant, arrivé de l’AC Milan, il y a deux ans de cela pour relancer une carrière qui peinait à réellement décoller, les choses semblent désormais claires : il est temps de faire ses valises pour rejoindre un club d’un standing supérieur et continuer sa progression.
Dans un entretien accordé à France Football, la Panthère se veut décidée. "Je ne pense pas partir au mercato d’hiver. J’ai pourtant beaucoup de demandes. Mais la meilleure solution consiste à rester à Saint-Etienne et à partir cet été. Dans ma tête, tout est clair : il s’agit de mes six derniers mois", a-t-il fait savoir, alors qu’il dispose d’un contrat qui court jusqu’en juin 2016. Un choix longuement réfléchi pour celui qui a dépossédé Daniel Cousin du record de buts en Ligue 1 pour un Gabonais, qui aspire à tenter l’aventure à l’étranger.
"Envie de découvrir un autre pays"
Même le Paris Saint-Germain aux ambitions nouvelles ne semble pas avoir ses faveurs. "Le Paris Saint-Germain fait rêver mais ils bâtissent quelque chose de très grand", a-t-il expliqué, avant d’avouer : "J’ai envie de découvrir un autre pays. Enfin, si l’argent ne constitue pas ma pensée première, cette histoire d’impôts (la proposition du président Hollande, ndlr) m’amène forcément à réfléchir. Je n’ai pas à me plaindre de ce que je gagne. Mais taxer à hauteur de 75% les contribuables touchant plus de 1 million d’euros par an, franchement je trouve que c’est trop." Une opinion qui a le mérite d’être claire, même si sa future destination l’est beaucoup moins pour le moment.
Après avoir connu des années délicates en Italie, il est difficile d’imaginer Aubameyang retourner en Serie A, dans un championnat où les défenses sont plus resserrées alors que lui préfère dévorer les espaces. Les pistes les plus chaudes le mènent déjà vers l’Angleterre, avec une Premier League plus en adéquation avec son jeu et surtout Newcaste et Queens Park Rangers qui le suivent de près depuis déjà plusieurs semaines. Orphelins de Demba Ba, parti rejoindre Chelsea, les Magpies ont même déjà approché le fils de Pierre Aubame pour le convaincre de faire le grand saut. Sans succès pour le moment, "PEA" voulant d’abord finir la saison avec les Verts. Sans doute le temps pour la Panthère de tenter d’aider le club à retrouver la Coupe d’Europe, avant de partir ensuite avec le sentiment du devoir accompli.

CAN 2013 : un Nigeria rajeuni en Afrique du Sud

Publier par Jeancy Lela

CAN 2013 : un Nigeria rajeuni en Afrique du Sud









Absent en 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale, le Nigeria fait son retour en phase finale de la CAN. Vainqueurs en 1980 et 1994, les Super Eagles qui s’abonnent régulièrement à la 3e place de l’épreuve depuis 2000 (la dernière en date en 2010 en Angola), essaieront cette fois-ci de monter sur la plus haute marche du podium en Afrique du Sud pour l’édition 2013. Cette lourde tache a été confiée à une nouvelle génération de joueurs guidée par le capitaine de la sélection, John Mikel Obi.
Le début d’un nouveau cycle pour les Super Eagles. Après avoir pris le meilleur sur le Liberia (2-2, 6-1) durant les éliminatoires, en octobre dernier, pour disputer la CAN 2013 en Afrique du Sud, le Nigeria s’est retrouvé dans un groupe équilibré à l’issue du tirage au sort pour leur retour dans cette compétition, trois ans après sa dernière apparition en Angola. Avec la présence de la Zambie, tenante du titre, le Burkina Faso et le petit poucet l’Ethiopie, les hommes de Stephen Keshi devront être prêts d’entrée pour pouvoir passer les poules. Lors des deux premières journées, les Super Eagles défieront leur deux principaux rivaux dans la course au quarts de finale, le Burkina Faso puis la Zambie avant de terminer avec l’Ethiopie.
Le premier match de la compétition face aux Etalons, le 21 janvier prochain, sera capital pour la suite des évènements. Dans ce duel d’outsiders, censé accompagner les Chipolopolos en quarts de finale, vu les qualités des trois sélections par rapport à l’Ethiopie, le gagnant sera en position favorable pour sortir du groupe, pour peut-être ensuite aller au bout comme le réclame la Fédération nigérienne de football. Une mission dont la charge a été confiée à la nouvelle génération des Super Eagles, emmenés par l’attaquant du Spartak Moscou Emmanuel Emenike et l’ailier de Chelsea Victor Moses. Les deux joueurs ont brillé en Ligue des Champions avec leurs clubs respectifs et devront le faire à présent sur le plan international.
Des stars écartées
Présents dans la liste des 23 livrée par le sélectionneur Stephen Keshi où figure beaucoup de joueurs peu connus, Moses et Emenike représentent l’avenir. L’homme de 50 ans a décidé d’éliminer des stars comme Taye Taiwo, Peter Odenwingie, Obafemi Martins, Yakubu et Shola Ameobi pour mettre en lumière la nouvelle génération. Ces cadres qui ont obtenu plusieurs podiums à la CAN lors de la première décennie des années 2000 subissent la politique de rajeunissement mise en place par l’ancien sélectionneur du Togo. Un nettoyage qu’a eu du mal à comprendre, l’attaquant de West Brom, Peter Odenwingie. "Je demande juste qu’on soit honnête avec moi et qu’on me dise les choses directement", a-t-il d’ailleurs fait savoir, avant de poursuivre : "Je dis ce que je pense et je crois que certaines personnes ont un problème avec ça."
La réponse du sélectionneur à ces attaques n’a pas tardé. "Il n’y a rien de personnel. Odemwingie est un bon joueur mais aujourd’hui, je n’ai pas besoin de lui ", a fait savoir Keshi en guise d’explication. L’un des cadres de cette sélection, Joseph Yobo est même monté au créneau pour défendre son entraîneur et sévèrement tacler l’ancien Lillois "Peter devrait se regarder dans un miroir. Il n’est pas le Messi du Nigeria. Il y a dans cette équipe des joueurs au-dessus de lui." Ainsi, le défenseur de Fenerbahçe et le milieu de terrain de Chelsea John Obi Mikel sont les derniers rescapés et cadres de cette sélection rajeunie. Ces joueurs qui seront l’ossature de cet effectif en Afrique du Sud ont à présent comme objectif de gérer la nouvelle génération pour l’emmener le plus loin possible. Réponse le 10 février prochain.
- La sélection du Nigeria
Gardiens : Vincent Enyeama (Maccabi Tel Aviv), Austin Ejide (Hapoel Be’er Sheba), Chigozie Agbim (Enugu Rangers).
Défenseurs : Elderson Echiejile (FC Braga), Juwon Oshaniwa (Ashdod FC), Joseph Yobo (Fenerbahce), Efe Ambrose (Celtic), Azubuike Egwuekwe (Warri Wolves), Kenneth Omeruo (ADO Den Haag), Godfrey Oboabona (Sunshine Stars).
Milieux : Mikel Obi (Chelsea), Nosa Igiebor (Real Betis), Ogenyi Onazi (SS Lazio), Raheem Lawal (Adana Demirspor), Obiora Nwankwo (Calcio Padova), Fegor Ogude (Valerenga), Gabriel Reuben (Kano Pillars).
Attaquants : Ahmed Musa (CSKA Moscou), Emmanuel Emenike (Spartak Moscou), Victor Moses (Chelsea), Ikechukwu Uche (Villarreal), Ejike Uzoenyi, Sunday Mba (Enugu Rangers).

lundi 14 janvier 2013

SUNZU doit signer à Reading...

Publier par Jeancy Lela

SUNZU doit signer à Reading...

SUNZU : quatre jours pour finaliser son transfert à Reading
SUNZU doit signer à Reading... L'équipe nationale de Zambie a fait match nul (0-0) avec la Norvège samedi à Ndola. Ce dimanche, les Chipolopolos mettent le cap sur l'Afrique du Sud pour la CAN 2013. Félix SUNZU STOPPILA ne prendra pas le même vol. Le grand défenseur central part pour Londres et ne retrouvera ses coéquipiers que vendredi.
C'est plus précisément à Reading, à 50 kilomètres à l'ouest de la capitale anglaise que SUNZU va passer 4 jours pour y subir des tests physiques et médicaux. Et sauf contre-temps de dernière heure, y signer son contrat.
Le président Moïse KATUMBI nous le confirmait hier : "Effectivement, SUNZU part en test à Reading avec l'accord du TP Mazembe et celui de la Fédération Zambienne. Il vient de nous envoyer un message dans lequel il remercie le club. Les dirigeants pour le respect du contrat et de la parole donnée, et le staff technique pour lui avoir permis d'élever son niveau de joueur sous le maillot du TPM..."
Espérons que le séjour anglais de SUNZU connaîtra une issue positive et lui permettra d'aborder la CAN débarrassé de tout souci et avec un moral de fer pour permettre à la Zambie de défendre son titre dans les meilleures conditions.

12 MAZEMBIENS A LA CAN 2013

Publier Jeancy Lela

12 MAZEMBIENS A LA CAN 2013

Richard KISSI BOATENG attendu à Lubumbashi

Mike MUTYABA au siège du TPM avant sa signature
Richard KISSI BOATENG attendu à Lubumbashi
Ça sera un record pour le TPM : 12 de ses internationaux sont qualifiés pour participer à la CAN 2013. Hormis la RDC et la Zambie, le Ghana comptera parmi ses 23 en Afrique du Sud, un futur Corbeau, Richard KISSI BOATENG. Lancien milieu de terrain de Berekum Chelsea a paraphé un contrat de 5 ans au TPM avec lequel il disputera la Ligue des Champions.
Richard KISSI BOATENG milieu de terrain Ghanéen de Berekum Chelsea actuellement  avec les Black Stars à Dubaï portera désormais le maillot du TPM. Déjà en possession de son CIT, le club du Katanga suivra ce jeune joueur de 24 ans mesurant 1,83 m durant toute la CAN. Formé à Saint Star FC, l’ancien numéro 3 de Berekum Chelsea est passé par Liberty Professionnels au Ghana et Al-Itthiad Tripoli en Libye.
FRIMPONG ET MUTYABA se sont engagés avec Mazembe
Sur la liste des nouvelles recrues, figure Yaw FRIMPONG, l’ancien latéral droit de Kotoko de Kumasi, qui a brillé de mille feux sous les couleurs de l'ASEC Mimosas d'Abidjan. Le défenseur très véloce a paraphé vendredi soir un contrat de 5 ans, il est le quatrième Ghanéen à rejoindre l’équipe du Katanga. Le même jour, Mike MUTYABA de nationalité ougandaise, ancien milieu de terrain d’El Merreikh, s’engageait également avec le TPM pour la même durée.